Les quatres nobles vérités : la deuxième
La Noble Vérité de l'origine de Dukkha
Définition
"Voici donc, ô moines, la Noble Vérité de dukkha: La naissance est dukkha, la vieillesse est dukkha, la mort est dukkha; la tristesse, les lamentations, la douleur, la peine, et le désespoir sont dukkha; l'association avec le non-aimé est dukkha; la séparation d'avec l'aimé est dukkha; ne pas obtenir ce qu'on veut est dukkha. Bref, les cinq aggrégats d'attachement sont dukkha."
"Et ceci, ô moines, est la Noble Vérité de l'origine de dukkha: l'envie insatiable qui est cause des devenirs ultérieurs -- accompagnée par la passion et la jouissance, se régalant parfois ici et parfois là -- c-à-d., ayant envie de plaisirs sensuels, envie de devenir, envie de non-devenir."
L'envie insatiable mène inévitablement à plus de dukkha
Si cette envie collante et mal élévée
t'accable en ce monde,
tes chagrins croissent comme l'herbe sauvage après la pluie.
Si, en ce monde, tu surmontes
cette envie mal-élevée, si difficile à fuir,
le chagrin roule sur toi,
comme l'eau fait des perles sur un lotus.
Si ses racines demeurent
fortes et indemnes,
un arbre, même si on le coupe, repoussera.
De même, si l'envie latente n'est pas éradiquée,
cette souffrance revient encore et encore.
C'est en abandonnant l'envie insatiable que la possibilité de l'Eveil survient
"Moines, tout désir et toute passion en ce qui concerne l'envie insatiable pour les formes est une souillure de l'esprit.
Tout désir et toute passion en ce qui concerne l'envie insatiable pour les sons...
l'envie insatiable pour les arômes...
l'envie insatiable pour les saveurs...
l'envie insatiable pour les sensations tactiles...
l'envie insatiable pour les idées est une souillure de l'esprit.
Lorsque, en ce qui concerne ces six bases, les souillures de la conscience sont abandonnées, alors le mental penche vers le renoncement. Le mental nourri par le renoncement se sent malléable pour la connaissance directe de ces qualités qui sont dignes qu'on les réalise."



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