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mars 2006 notes

La conscience inconnaissable

87603868_64944bb689 Voici une phase tirée du (très) érudit blog La vache cosmique :

"Vous direz peut-être que retourner son attention vers soi, vers le Soi, demande des efforts énormes incompatibles avec une vie ordinaire. Mais "le regard intérieur est dépourvu de toute tension : comment pourrait-il appartenir à un intellect tendu dans l'effort ? C'est pourquoi tu dois approcher ta propre essence en abandonnant toute espèce de tension. Alors, pendant un instant, tu rejoindras ta propre essence et tu t'y maintiendras sans pensée. Puis tu te souviendras (de la question précédente) et tu comprendras en quel sens la conscience est à la fois inconnaissable et parfaitement connue."

L'article complet est plus complexe à lire et à comprendre et les commentaires associés d'un niveau que ne revendique pas votre humble serviteur mais le sujet mérite que l'on fasse un effort.

La conscience est-elle un flux continu ou n'existe-t-elle simplement pas, simple manifestation temporaire issue du non-créé ? Une fois l'esprit apaisé, dissout, reste la conscience mais est-elle permanente ? Le Bouddha est définitif sur ce sujet, le tout est le rien et le rien est le tout, c-a-d que rien n'existe, physiquement ou pas. Rien n'existe "en tant que tel", séparement du reste que l'on parle de la matière, de l'esprit ou de la conscience.

Toute volonté de continuation, de flux, n'est donc qu'un désir, qu'un souhait de l'esprit et est donc le signe de la dualité et la preuve que l'on a pas encore rejoint notre propre essence. Lorsque l'on est plus rien (ni esprit ni conscience) on est le tout et inversement. Etre le tout dépasse toutes nos conceptions et notre intellectuel mais le meilleur moyen d'être le tout reste encore et toujours le calme mental et l'abandon de nous même.

Un seul moyen : la pratique.

Sermons du Bouddha : L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA) - 1/2

Verset:  1.1
Ainsi ai-je entendu: Une fois, le Bienheureux en voyageant dans le pays Kosala, avec un grand groupe de disciples, arriva dans une ville appelée Kesaputta. Les Kalamas, habitants de Kesaputta, apprirent que "le religieux Gotama, fils des Sakyas, ayant abandonné sa famille sakya et quitté son foyer pour entrer dans la vie religieuse, voyageant dans le pays Kosala, était parvenu à Kesaputta.

Verset:  1.2
Or, une bonne réputation se propageait à propos de ce Bienheureux Gotama: Il est le Bienheureux, l'Arahant, parfaitement et pleinement éveillé, parfait en sa sagesse et sa conduite, bien arrivé (à son but), le Connaisseur des mondes, l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l'Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.

Verset:  1.3
Ayant connu lui-même ce monde-ci avec ses dieux, avec ses Mara(s) et ses Brahma(s), avec ses troupes de religieux et de brahmanes, ses êtres célestes et humains, il le fait connaître.

Verset:  1.4
Il enseigne la doctrine, bonne en son début, bonne en son milieu, bonne en sa fin, bonne dans sa lettre et dans son esprit, et il exalte la Conduite pure parfaitement pleine et parfaitement pure. Rencontrer un tel Arahant est vraiment une bonne chose."

Verset:  1.5
Les Kalamas, habitants de Kesaputta, rendirent alors visite au Bienheureux. En y arrivant, certains parmi eux rendirent hommage au Bienheureux et s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres échangèrent avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie et s'assirent ensuite à l'écart sur un côté. Certains, les mains jointes, rendirent hommage dans la direction où se trouvait le Bienheureux, puis s'assirent à l'écart sur le coté. D'autres encore, ayant énoncé leurs noms et leurs noms de famille, s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres s'assirent à l'écart sur un côté sans rien dire.

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Verset:  1.6
S'étant assis ainsi à l'écart sur un côté, ils s'adressèrent au Bienheureux et dirent: "O vénérable Gotama, il y a des religieux et des brahmanes qui arrivent à Kesaputta. Ils exposent et exaltent seulement leur propre doctrine, mais ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puis d'autres religieux et brahmanes arrivent aussi à Kesaputta. Eux aussi exposent et exaltent leur propre doctrine, et ils méprisent, critiquent et brisent les doctrines des autres. O Vénérable, il y a un doute, il y a une perplexité chez nous à propos de ces diverses opinions religieuses. Parmi ces religieux et ces brahmanes, qui dit la vérité et qui des mensonges?"

Verset:  1.7
Le Bienheureux s'adressa aux Kalamas et dit: Il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.

Verset:  1.8
Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse, ni par ce que vous avez entendu dire. Ne vous laissez par guider par l'autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée que "ce religieux est notre maître spirituel".

Verset:  1.9
Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.

Verset:  1.10
Maintenant, je vous demande: "Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'avidité apparaît chez quelqu'un, cette avidité apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour son mal ?"

Verset:  1.11
Les Kalamas répondirent: O Vénérable, l'avidité apparaît pour le mal de cet individu.

Verset:  1.12
O Kalamas, en se donnant à l'avidité, étant vaincu par l'avidité, étant enveloppé mentalement par l'avidité, un tel individu tue des êtres vivants, commet des vols, s'engage dans l'adultère et profère des paroles mensongères. Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps? Certainement, oui, ô Vénérable.

Verset:  1.13
Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque la haine apparaît chez quelqu'un, cette haine apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour le mal? O Vénérable, la haine apparaît pour le mal de cet individu.

Verset:  1.14
O Kalamas, en se donnant à la haine, étant vaincu par la haine, étant enveloppé mentalement par la haine, un tel individu tue des êtres vivants (...) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps? Certainement oui, ô Vénérable.

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Verset:  1.15
Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'illusion apparaît chez quelqu'un, cette illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? O Vénérable, l'illusion apparaît pour le mal de cet individu.

Verset:  1.16
O Kalamas, en se donnant à l'illusion, étant vaincu par l'illusion, étant enveloppé mentalement par l'illusion, un tel individu tue des êtres vivants (...) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps? Certainement oui, ô Vénérable.

Verset:  1.17
Maintenant, qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises? O Vénérable, ces choses sont mauvaises. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? O Vénérable, ces choses sont blâmables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? O Vénérable, ces choses sont censurées par les sages.

Verset:  1.18
Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au mal et au malheur? Lorsqu'on les met en pratique, ô Vénérable, ces choses conduisent au mal et au malheur. C'est ce qui est généralement accepté. C'est ce que nous en pensons.

Verset:  1.19
Le Bienheureux dit: C'est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit: Il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.

Verset:  1.20
Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que "ce religieux est notre maître spirituel".

Verset:  1.21
Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.

Verset:  1.22
Ensuite, le Bienheureux s'adressa à nouveau aux Kalamas et dit: Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que "ce religieux est notre maître spirituel".

Verset:  1.23
Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu'on les met en pratique, elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.

Verset:  1.24
Maintenant, je vous demande: "Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l'absence d'avidité apparaît chez un individu, cette absence d'avidité apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal?
Les Kalamas répondirent: O vénérable, l'absence d'avidité apparaît pour le bien-être de cet individu.

Proposition de définition : Deva

Déva (Dieux) : les Dieux, êtres de la classe samsarique la plus élevée, jouissent d'une vie extrêmement longue et de tous les plaisirs des sens. Leur principale souffrance consiste à la fin de leur vie à être rejettés de leur communauté et voir le monde dans lequel ils vont renaître, forçément inférieur au leur. L'orgueil et un karma très positif conduisent à renaître dans le monde des Dieux.

Marrons-nous 5 minutes

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette boutique (amis martiens bonjour !) n'hésitez pas à y faire un tour.

Les t-shirts sont magnifiques et je me marre tous les jours avec le concours de slogans (cf menu à gauche sur  leur site).

Par exemple un totalement pas-bouddhiste : "Je vous aime tous ... Sauf toi là bas"

Le site est ici et les slogans . Sans oublier le blog, indispensable lecture quotidienne.

J'adore !

Le dressage du boeuf

Une représentation très célèbre du bouddhisme chinois et tibétain pour illustrer le domptage de l'esprit par le méditant est le dressage du boeuf.

De même qu'il est très difficile de dominer notre esprit il est tout aussi difficile de dresser un boeuf sauvage pour s'en servir de monture. Et même dressé qui nous dit qu'il ne suivra pas de mauvais chemins ?

La représentation chinoise est sous forme de scènettes alors que la représentation tibétaine se fait d'un seul pendant où les scènes s'enchainent sur un chemin.

Voici la version chinoise (attention aux yeux !)

C'est le printemps !

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"En été communie avec la Nature, en hiver recentre-toi."

J'adore le printemps, promesse de joies et de partages. Chaque année mon contact avec la nature se fait plus proche, plus tendre et j'ai hâte de la retrouver comme si elle revenait d'un si long voyage. Elle arrive, j'entends ses pas et les bourgeons des arbres me font de l'oeil.

Je me soucie plus de la santé de mon cerisier (magnifique) que du dernier cours de la bourse, et c'est bien. Ami des villes, cernés de béton, venez et redécouvrez-vous.

(Les états d'âme de Tsewa)

Proposition de définition : Samsara

Cycle des existences (samsâra, «le cercle vicieux») : terme qui embrasse tous les modes d’existence vécus sous l’emprise de l’ignorance et du karma, et susceptibles de produire de la souffrance. Tant que l’éveil n’est pas réalisé et l'ignorance fondamentale disparue, il y a transmigration du principe conscience chargé d’empreintes karmiques de vies en vies. La vie dans le samsâra est décrite comme une errance sans fin, que cette errance ait lieu dans les enfers ou dans le monde des dieux.

Passé et futur

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La Zen attitude

Encore un livre qui parle du zen ! Oui mais Marc Traverson sait de quoi il parle puisqu'il est lui-même un bouddhiste zen et, sans paradoxe aucun, psychanalyste. Devenu "coach" d'entreprise il applique au quotidien les préceptes zen de maîtrise de soi et d'étude objective de la réalité, sans fard, afin de prendre les meilleures décisions.

Son nouveau livre parle donc de son expérience du zen appliqué à l'entreprise, de la mise en oeuvre aux résultats. C'est évidemment un ouvrage plus à destination des managers que des bouddhistes pratiquants mais sa lecture nourrira forçément votre réflexion sur l'articulation de la pratique bouddhiste avec le monde (difficile) de l'entreprise.

A découvrir via son blog, toujours très intéressant à lire.

Ils sont partis !

Stéphanie Huc et Jean Guillemot sont sur la route, direction Lhassa depuis Pékin ! Sur les pas du père Evariste Huc ils pédalent de bon coeur sur les sentiers de ces contrées magnifiques.

Vous pouvez les suivre ici ou ici.

J'adore les aventuriers, surtout spirituels ...

Pour faire vivre le site, merci de cliquer


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  • De S. S. Le XIVème Dalaï-Lama

    Quels sont les bénéfices de la pratique méditative ? Le Dalaï-Lama répond à cette question et à beaucoup d'autres sans dogmatisme et avec pragmatisme.

  • De Kalou Rinpoché

    LE livre qui expose clairement les concepts du bouddhisme, ses écoles et ses pratiques.

  • De Sogyal Rinpoché


    Le livre indispensable pour découvrir le bouddhisme et surtout les concepts du bouddhisme (tibétain).

     

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